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"Entrepreneur, étudiant, employé: il y a dans ce livre des messages qui s’adressent à chaque profil "

06/12/2018
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Florence Cooreman
Corporate communication

Vincent Dussaiwoir est le coauteur de "On m'a pris pour un fou", le livre de Salvatore Curaba qui expose et développe ses principes de management, ses principes de vie. Il nous livre quelques anecdotes liées à ce projet unique en son genre.

Connaissance d'enfance, perdue de vue depuis des années, Vincent Dussaiwoir n'était pas préssenti pour faire partie de l'aventure. C'est suite à des retrouvailles fortuites autour d'une table d'amis de longue date, que la graine d'une collaboration Vincent-Salvatore a germé. 

Nous profitons de l'anniversaire de la sortie du livre, disponible depuis plus d'un mois, pour nous pencher sur la vision de Vincent Dussaiwoir sur ce projet. 

Comment t'es-tu retrouvé coauteur, Vincent ?

Vincent Dussaiwoir: Salvatore m’a choisi. Nous étions au restaurant avec d'autres camarades d’enfance. Nous parlions de nos projets. Salvatore a mentionné la RAAL, qui n’était encore qu’au stade embryonnaire, mais aussi un livre. En boutade, notre ami lui lance « mais ton auteur est là, devant toi ! ». J’ai répondu que cela me ferait plaisir. A ce moment-là, c’était plutôt anecdotique, rien de concret n’a découlé de ce moment.

Trois semaines plus tard, Salvatore est revenu vers moi. A partir de ce moment-là, nous nous sommes revus régulièrement pour parler du projet. Quand il s'est concrétisé, il a regardé tout azimut. Il pensait à plusieurs personnes pour l'épauler. Des professionnels surtout, tels que des journalistes ou des copywriters d’entreprise. Des gens qui avaient un CV plus costaud que le mien pour cette aventure. Je pense que c’est ce qui a joué en ma faveur. Il a recherché un partenaire qui apprendrait tout autant de cette aventure que lui. « Puisque je me lance dans un nouveau projet, je veux que cette expérience serve à tout le monde ». Typique de Salvatore !

C’était une façon pour lui de développer le potentiel qu’il avait ressenti chez moi et qui ne s’était jamais concrétisé.

Pourquoi avoir décidé d'écrire ce livre ? Quel a été le facteur déclenchant ?

Salvatore ne pensait pas qu’écrire sur lui avait un quelconque intérêt. Il percevait bien sûr l’intérêt de raconter EASI, de parler du modèle, des valeurs.

Parler de lui, par contre… C’était incongru, dérisoire.

Au fil des discussions, je lui ai fait comprendre que parler de lui, c’était parler de EASI. Les deux sont profondément liés. Il a marqué son accord et n'est plus revenu sur la décision.

Nous étions toutefois d’accord sur un principe : quel que soit le stade d’avancement du projet, si on se rendait compte que le livre n’avait pas de valeur, on arrêtait tout. Si la matière ne nous avait pas semblée intéressante, on aurait tout arrêté, lui comme moi, avec beaucoup de facilité.

Qu’est-ce-qui a été le plus difficile pour toi durant tes interviews ?

Le faire parler de lui, justement.

Le fondateur de EASI peut parler de sa société pendant des heures, sans s’arrêter. Par contre, une fois que je lui posais le fameux « et toi ? », je me retrouvais face à un « ce n’est pas intéressant », « bref ». Il s’est ensuite pris au jeu.

Vous avez opté pour une narration en "Je". C'est Salvatore Curaba qui raconte son parcours, qui détaille ses convictions. Ce qui a donc impliqué pour toi d’écrire "comme Salvatore parle", un sacré challenge…

Ça a été complexe parce que je suis extrêmement littéraire.  Chaque phrase qui sortait de ma plume devait avoir une forme d’oralité. C’était un très gros travail. Ce qui m’a marqué, c’est que dès qu’il lisait une phrase que j’avais écrite, même dans la première version, très littéraire, il parvenait à saisir le mot qui ne lui convenait pas, la virgule qui manquait. Il est très pointu en littérature également.

A la fin du projet, il m’a fait un très joli compliment puisqu’il m’a dit que, désormais, je le connaissais mieux que lui.

Que retiens-tu de cette aventure ?

Nous avons réalisé que nous sommes semblables à plein de niveaux. Si ce n’est que je suis quelqu’un qui n’aboutit pas les choses. Du moins, c'est ce que je pensais. Sans Salvatore, je n’aurais pas terminé ce livre. 

Les personnes qui le connaissent le savent: Salvatore est capable de se lancer dans plein de projets, oui, mais surtout de les aboutir, tous. J’ai progressé grâce à sa vision. Aujourd’hui je sais que si je m'intéresse sincèrement à quelque chose, je peux l’aboutir très vite. 

Je ne subis plus le syndrôme de la page blanche. Je n’ai plus ces interrogations sur l’action à poser. La plupart du temps sans fondement, elles nous bloquent et nous empêchent d'avancer.

Aujourd’hui je prends ma décision, je pose mes actions, et c'est parti.

J’espère que l’énergie qu’il dégage, qui nous donne envie à tous de foncer dans de nouveaux projets, se ressent dans ce livre. Si ce n’est pas le cas, j’ai loupé quelque chose !

Le livre mentionne assez peu la vie privée du fondateur de La RAAL La Louvière et EASI. Pourquoi ? 

Le fait de ne pas rentrer dans son intimité était une décision commune. Même si je pense que cela serait très intéressant également, c’est un être dont la complexité mériterait qu’on raconte le positif comme le négatif. Il est gris, blanc et noir, comme nous tous.

Pour écrire un livre le plus complet possible, tu as choisi de rencontrer quelques membres de son entourage. Raconte-nous.

Au début, il m’a dit "on ne touche pas à ma famille. Mon père et ce qu’il pense n’intéresseront pas les gens. Ça n’intéresse personne de savoir que je suis un fils d’immigrés".

Quelques mois plus tard, alors que le projet avançait bien, il est revenu vers moi et m'a donné son accord.

Je reste persuadé que des éléments d'explication de sa personnalité se trouvent au niveau du contexte familial. La relation avec son père est aussi complexe qu'impressionnante, par exemple. C’est un homme très fort et très dur. Une fois qu’il est avec Salvatore toutefois, il se transforme pour se laisser guider.

Celui qui arrivera à lire entre les lignes trouvera des éléments auprès de son père qui peuvent expliquer la philosophie de Salvatore. Des éléments qui peuvent servir à tous.

As-tu des anecdotes à raconter dans le cadre de tes nombreuses heures d'interview avec Salvatore ?

C'est quelqu’un de très honnête et transparent. Même dans ses contradictions. Du coup, on a peu de surprises. Il n’y a pas eu de bouleversement dans nos discussions. Ce qu’il me disait au début, il le répétait à la fin. C’est la façon de le dire qui changeait. On ne s'est jamais retrouvé dans une impasse et il ne s’est jamais contredit. Pas vraiment d'anecdote, donc !

Certains évènements de sa vie le bouleversent encore aujourd'hui bien sûr. Cela se ressentait lorsque nous en parlions. Salvatore Curaba est perpétuellement ému, dans le sens où il est mis en mouvement par chacune de ses rencontres. Même une personne qu’il croise fugitivement, cette personne aura un impact sur lui, d’une façon ou d’une autre. 

Quelle est ta partie préférée du livre ?

Aucune en particulier.

Par contre, ce que j'ai préféré dans cette expérience, c'est réaliser qu'en visant l'excellence, les choses finissent par se mettre exactement là où elles doivent être.

Ne pas vouloir lâcher prise par peur d'avancer, de (se) remettre en question, c’est ce qui nous retient d’évoluer. Et c'est tellement dommage. 

Très concrètement, dans la structure du livre par exemple : Salvatore tenait à ce que « Courage et Décision » se trouve au début du livre. C’était logique puisque ces préceptes de base sont à l'origine de tout le reste selon lui: les valeurs, les ingrédients du bonheur, les piliers du succès. 

On s’est rendu compte, via différents feedbacks, que cette structure ne fonctionnait pourtant pas. On l'a modifiée. Cette décision nous a demandé du courage, car ce n'est pas ce que l'on avait imaginé. Finalement, nous ne sommes jamais revenus sur cette décision, et le livre n'en est que plus fluide et agréable à lire.

Qui doit lire ce livre ?

Tout le monde.

Quel que soit l’angle de lecture choisi (professionnel, privé, intellectuel ou pure curiosité), il y a dans ce livre des messages qui s’adressent de manière extrêmement ciblée à chaque profil. Un entrepreneur se posera des questions sur les valeurs qu'il souhaite véhiculer au sein de sa société , un étudiant prendra les devants et commencera ce travail avant de se lancer dans sa vie professionnelle, un enfant, avec l’aide de ses parents, s’interrogera sur ses valeurs propres.

J'ai d'ailleurs moi-même commencé ce travail avec mon fils de 11 ans.

Pensez-vous déjà à un second livre ensemble ?

Absolument ! Nous en discutons actuellement.  Résolument tourné vers l'avenir, ce nouvel ouvrage présentera les modèles EASI et RAAL La Louvière sous un oeil nouveau... Et plutôt original !

 Le livre de Vincent Dussaiwoir et Salvatore Curaba est disponible ici: https://salvatorecuraba.com/fr/commande-du-livre

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