Avec l’arrivée de NIS2, l’attention se déplace de la sécurité pure vers une résilience démontrable. Il ne s’agit plus seulement de protéger, mais aussi de pouvoir restaurer, ce qui devient une responsabilité explicite du management.
Pour les PME, cela signifie une chose : la résilience numérique n’est plus une option, mais une condition pour continuer à opérer.
Pourtant, chez Easi, nous constatons que le Disaster Recovery (DR) est encore trop souvent perçu comme un coût supplémentaire, plutôt que comme un investissement stratégique.
Et c’est précisément là que le problème se situe.
NDLR : cet article a été initialement publié sous forme d’interview avec Dirk Slechten dans le Voka Magazine Ondernemers | Vlaams-Brabant 2026 #4.
D’une mesure IT à la continuité d’activité
La manière dont les cyberattaques se produisent aujourd’hui a fondamentalement changé. L’automatisation, l’échelle et l’intelligence artificielle font que chaque organisation est désormais une cible potentielle.
« Beaucoup de PME pensent encore qu’elles sont trop petites pour intéresser les hackers. En réalité, les vulnérabilités sont continuellement scannées automatiquement, et les petites organisations sont souvent des cibles plus faciles », explique Dirk Slechten, Executive System Engineer chez Easi.
Le Disaster Recovery n’est donc plus uniquement une problématique IT, mais bien un enjeu business. Sans plan de reprise réfléchi, vous risquez :
- l’arrêt des activités
- la perte de confiance des clients
- des pénalités contractuelles
- des sanctions GDPR
- et, sous NIS2, même la responsabilité des dirigeants
Pourquoi les sauvegardes seules ne suffisent pas
L’une des idées reçues les plus fréquentes est : « nous avons des backups, donc nous sommes protégés ».
C’est faux.
Les ransomwares modernes fonctionnent différemment. Ils peuvent rester cachés pendant des mois dans les systèmes avant d’attaquer. Sans détection ni monitoring, vous risquez simplement de restaurer une sauvegarde déjà infectée.
Comme le précise Dirk Slechten :
« Restaurer sans détection est dangereux. Vous pouvez réactiver exactement la même attaque. La détection, l’isolation et une restauration contrôlée sont essentielles pour être réellement résilient. »
Une stratégie de Disaster Recovery solide combine donc :
- une détection proactive (EDR/XDR)
- des sauvegardes isolées et immuables
- des procédures de restauration testées
Le coût réel, souvent sous-estimé, de l’arrêt
Beaucoup d’organisations se concentrent sur le coût du DR, mais oublient le coût de l’inaction.
Chez Easi, nous le rendons concret via le Total Cost of Downtime (TCD) :
TCD = S + Rv + Rc + C + P
| S | = | Perte salariale |
| Rv | = | Perte de revenus |
| Rc | = | Coûts de récupération (IT externe) |
| C | = | Pénalités contractuelles |
| P | = | Perte permanente de clients |
Une PME de 50 collaborateurs à l’arrêt pendant seulement deux jours peut rapidement subir une perte de 80 000 à 150 000 €, sans même tenir compte de l’impact réputationnel ou d’une éventuelle rançon.
Cela change complètement la perspective : le Disaster Recovery n’est pas un coût, mais une mesure de réduction des risques.
Sovereign cloud : le contrôle de vos données et de vos risques
Dans ce contexte, le sovereign cloud prend également une importance croissante.
Concrètement, pour les PME, cela signifie :
- des données hébergées au sein de l’UE
- une gestion assurée par des experts locaux et contrôlés
- une conformité avec la législation européenne
- aucune dépendance à des hyperscalers étrangers
« Le sovereign cloud ne concerne pas uniquement la technologie, mais le contrôle. Le contrôle de vos données, de votre conformité et de votre continuité », ajoute Dirk Slechten.
Pour les organisations engagées dans une démarche NIS2 ou autre cadre réglementaire, il s’agit d’un choix stratégique, et non d’un détail.
Démarrer avec le Disaster Recovery en 3 étapes concrètes
Pour les entreprises qui souhaitent se lancer dès aujourd’hui, Easi adopte une approche pragmatique :
1. Choisir le bon partenaire
Travaillez avec un partenaire européen disposant d’une infrastructure transparente et d’une expertise en sécurité éprouvée.
2. Mettre en place des sauvegardes immuables
Des backups qui ne peuvent être ni modifiés ni supprimés, même en cas d’attaque.
3. Tester votre reprise
Identifiez vos systèmes critiques et vérifiez concrètement si vous pouvez restaurer dans un délai défini.
Sans test, aucune garantie.
De la conformité à un avantage stratégique
Ce que nous observons aujourd’hui chez nos clients est clair :
les organisations qui investissent dans le Disaster Recovery et la résilience numérique ne sont pas seulement mieux protégées…
Elles sont aussi :
- plus rapidement opérationnelles après un incident
- plus fiables vis-à-vis des clients et partenaires
- plus solides dans leurs démarches de conformité comme NIS2
Et surtout : elles gardent le contrôle.
Prêt à renforcer votre résilience numérique ?
Chez Easi, nous accompagnons les organisations avec une approche pragmatique et orientée partenariat autour de :
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Olivier Cuyvers |
Dirk Slechten |
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